Dans leurs interventions, les Ministres s’évertuent à défendre leur politique économique. Ils se refusent, à l’image de la Ministre d’évoquer le malaise de la santé économique de la France, parlant de croissance négative (!) au lieu de récession. Ces mirages lexicaux ne cachent cependant pas une crise bien réelle.
La dernière annonce des chiffres du chômage interpelle : 46 900 demandeurs d’emploi supplémentaires ont été enregistrés pour le mois d’octobre. La barre symbolique des 2 000 000 de sans-emploi est franchie après 8 mois d’augmentation continue. Cette annonce est dans la continuité de l’actualité. Chaque jour, une nouvelle entreprise annonce un plan de licenciement. Il y a eu Renault, Peugeot, Arcellor-Mittal, … L’industrie est la 1e touchée par les conséquences de la crise financière.
le Parti Socialiste Français propose que soit relancé le secteur de la construction, avec un grand plan de construction de 300 000 logements sociaux. Le Parti Socialiste souhaite également que soient revalorisées les dotations aux collectivités locales pour leurs investissements, qui représentent aujourd’hui ¾ des investissements publics. C’est par ces initiatives, et de vraies démarches envers le pouvoir d’achat des ménages que l’économie de la France pourra se relancer, à l’image de ce qu’a su faire l’Espagne.
Reste un verrou essentiel à une relance efficace est la loi « paquet fiscal » :
- le dispositif sur les heures supplémentaires permet un effet d’aubaine pour les entreprises, qui dans ce temps d’instabilité préfèreront faire travailler plus ses employés que d’en embaucher de nouveaux.
- Le bouclier fiscal prive l’Etat de moyens économiques qui auraient permis de financer un dispositif de relance du pouvoir d’achat. Tout le monde n’est pas égal face aux difficultés créées par la crise, et le gouvernement s’enlise dans son erreur et aggrave la fracture.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander


Commentaires